20.04.2008

La femme

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JOLIE LEGENDE
sur LA FEMME

Une légende raconte qu'au commencement du monde,
quand Dieu décida de créer la femme,
il trouva qu'il avait épuisé tous les matériaux solides dans l'homme
et qu'il ne disposait plus de rien.

Devant le dilemme et après une profonde méditation, voilà ce qu'il fit.
Il prit la rondeur de la lune,
les suaves courbes des vagues,
la tendre adhérence du liseron,
le tremblant mouvement des feuilles,
la sveltesse du palmier,
la teinte délicate des fleurs,
l'amoureux regard du cerf,
la joie du rayon du soleil et
les gouttes des pleurs des nuages,
l'inconstance du vent et la fidélité du chien,
la timidité de la tourterelle et la vanité du paon,
la suavité de la plume du cygne et
la dureté du diamant,
la douceur de la colombe et la cruauté du tigre,
l'ardeur du feu et la froideur de la neige.
Il mélange ces ingrédients si divers, forme la femme et la donna à l'homme.
Une semaine après l'homme vint et lui dit :
Seigneur, la créature que tu m'as donnée me rend malheureux,
elle requiert toute mon attention,
ne me laisse jamais seul,
bavarde intensément,
pleure sans motif,
s'amuse à me faire souffrir
et je viens te la rendre car JE NE PEUX PLUS VIVRE AVEC ELLE.
Bien, répondit Dieu et il prit la femme.
Une semaine après, l'homme revint et lui dit :
Seigneur, je me sens très seul depuis que je t'ai rendu la créature que tu as faite pour moi,
elle chantait et jouait à mon côté,
elle me regardait avec tendresse et son regard était une caresse,
elle riait et son rire était musique,
elle était belle à voir et douce au toucher.
Rends-la-moi car JE NE PEUX PAS VIVRE SANS ELLE.

18.03.2008

Chaque matin...

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Je t’aime comme mon unique autre moi-même.

Je te donne comme j’aimerai recevoir.

Aucun autre enjeu que t’aimer, passionné par les mots…pour t’aimer. Avide de beauté pour t’admirer. Je deviendrai sans que tu me le demandes ce que tu veux que je sois.

Mes sourires même sans être affichés sur mon visage se déposent sur ton âme aussi délicatement que des plumes sur l’eau.

Je lance une vibration à travers l’espace et le temps qui vient caresser ton cœur. Cette caresse ajoute un battement dont je suis l’auteur. Un battement au goût différent des autres, plus puissant, plus flagrant, accompagné d’une émotion que tu n’as jamais ressentie. Une émotion par laquelle tu te laisses envahir. Ton être entier est baigné, de ton corps à ton âme, par cette félicité. Respire et tu sentiras les battements de cœur que je t’offre. Lis ces mots et tu comprendras que je suis fait pour toi.

Et je sens que ton corps vibre non par moi mais par mon amour. Et tu m’aimes déjà alors que tu ne me connais pas. Et quand on se serre dans les bras, on ne s’emprisonne pas, on se libère, mon cœur…

Entends-moi. Parle-moi les silences de notre amour, à chaque heure de chaque jour.

Par les seuls attouchements de mon regard, tu jouiras. Notre sexualité ? Les fruits tous différents de l’arbre de notre amour. A consommer selon nos envies et nos idées.

Nous rayonnerons de nos âmes mises à nu offertes l’une à l’autre. Tout se construira sans même y réfléchir, sans même un effort…car je sais que c’est à tes côtés que ma vie se poursuivra. Et chaque matin, j’embrasserai une partie précise de ton corps, et chaque soir, je lui demanderai si elle se souvient de mes baisers.

http://prendsmonamour.hautetfort.com/archive/2008/03/18/c...

17.03.2008

Le temps

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Le temps, durée considérée comme une quantité mesurable, est, paraît-il le temps légal.
D'accord avec vous. Mais connaissez-vous le temps atomique, ou le temps réel ?
Là, je vous sens déjà dubitatif, non ? Ou mieux encore, le temps sidéral, ou le temps universel coordonné, la fuite du temps ?
Cette fois vous demeurez coi. Et pourquoi ? Et bien c'est simple, vous n'avez pas pris le temps d'y réfléchir et d'étudier le problème, n'est-ce pas ?

Le temps, divisé, multiplié, quête perpétuelle de l'homo sapiens moderne. Qui peut exposer et mesurer l'ampleur de la tâche ? Encore faut-il en avoir le temps.
Le temps c'est peut-être un truc qui passe, et qu'on attrape au vol comme ça, pour voir. Seulement une fois que vous le tenez, et bien lui, il vous fera battre la mesure à deux, trois, ou cinq temps, ou alors il vous filera entre les doigts, passera son temps à vous faire perdre le vôtre, entretiendra l'espérance qu'un jour probable, si vous êtes bien sage, il vous donnera du bon temps.

Le temps est immuable, non ?
Alors pourquoi court-on toujours après ? Certains diront, gagner du temps c'est important. Peut-être, mais pour en faire quoi ? Posez la question à vos amis, ils vous répondront : - Eh bien, après on peut faire autre chose. Mais ils seront incapables de vous donner plus de précisions, peut-être parce qu'ils n'ont pas eu le temps d'y penser.

Un jour, j'ai perdu le mien, alors, instinctivement, naturellement, j'ai pris tout mon temps. Divine sensation de légèreté, d'humanité, vous temporisez, le temps ne compte plus, vous êtes hors du temps. Soudain, et quand vous vous y attendez le moins, il vous prends à revers, vous arrive en plein dans les gencives, sans que vous l'ayez vu passer.

Le temps c'est de l'argent ! C'est possible, en tout cas, j'ai déjà gagné du temps. Tiens, faudra que je demande à ceux qui en possède, s'ils ont également du temps.
Il y a aussi le temps d'antenne, fraction temporelle mise à disposition de sbires au pouvoir temporaire, pour tempêter et insuffler aux autochtones, que les temps bénis sont révolus, que les temps sont difficiles, qu'il est temps de rentrer le bide pour resserrer le ceinturon d'un cran.

Le deux-temps rattrapé par le quatre-temps, la valse à deux, ou mille temps.
Le temps imparti est écoulé, ça c'est assez marrant. Plus drôle encore, la mi-temps, déjà que le temps plein c'est vachement compliqué, alors la mi-temps, vous pensez. Que dire du tiers-temps, qui lui fait mieux encore, bien qu'étant plus court.

Qu'est-il advenu du bon vieux temps ? Qu'adviendra-t-il des temps futurs ?
Hors du temps, hormis le temps, de mon temps, la nuit des temps, espace-temps, le temps de cuisson…
Que sais-je encore, et vous qu'en pensez-vous ?
- Je vous écoute, prenez votre temps !
Mais attention, une fois qu'il est pris, c'est fini, impossible de le refiler à votre voisin, il passera si vite que vous ne vous en serez même pas rendu compte.
Certains font leur temps, d'autres prennent un temps fou, et de temps en temps,
tout repart à zéro, temps nul, signe du temps.

Le temps des cerises appelle au romantisme, comme le beau temps enveloppant les journées chaudes de l'été inspire à la recherche du temps perdu, du temps disponible pour ceux qu'on aime, temps forts qui effacent les traces marquées aux fers par la course au temps.

Daniel Huguelet, . d.huguelet@bluewin.ch