
LA FRANCE, LE DRAPEAU ET L'HYMNE
Le drapeau est un emblème représentant une personne, un régiment, un monarque ou un état.Les différents récits évoquent des emblèmes datant du Ve siècle, de différentes couleurs, sous des formes diverses.
La chape (manteau) bleue de Saint-Martin levée par Clovis en 507 contre les Wisigoths (barbares), et par Charles Martel deux siècles plus tard contre les Sarrasins.L'oriflamme (bannière) rouge de Saint-Denis, protecteur de la France.Ou encore l'étendard blanc de Jeanne d'arc, symbole de sa pureté, porté au sacre de Charles VII à Reims.
Les armées du Roi où chaque unité avait son drapeau dont la couleur et la forme pouvaient varier.Dans chaque régiment la compagnie du colonel arborait un étendard blanc insigne du commandement.
Les rois de France ont porté les trois couleurs du drapeau tricolore de façon distincte.La bannière bleue flottant au vent pour le couronnement de Charlemagne (800), de Clovis à Charles X dont le manteau royal est bleu azur, paré de Fleurs de lys d'or, symboles de loyauté et de fidélité.Sous le règne de Hugues Capet et des règnes suivants, c'est l'oriflamme rouge de Saint Denis, protecteur du royaume, qui est l'étendard du roi.
Le blanc à été de 1638 à 1790 la couleur du drapeau royal et du pavillon de la marine.De 1814 à 1830 cette couleur représente l'armée royale.
C'est la révolution française qui va instituer le drapeau tricolore.Dans les premiers temps de la révolution les trois couleurs sont initialement réunies sous la forme d'une cocarde.
En juillet 1789, peu de temps avant la prise de la Bastille une effervescence règne à Paris.Une milice est créée, elle porte un signe distinctif, une cocarde bicolore composée des traditionnelles couleurs de Paris, le bleu et le rouge.Le 17 juillet, 3 jours après la prise de la bastille, Louis XVI se rend à Paris pour passer en revue la nouvelle Garde Nationale.Il porte la cocarde bleue et rouge pour calmer la foule qui l'entoure, Lafayette commandant de la garde, ajoute le blanc royal, c'est la première façon de porter les trois couleurs.
Un décret du 27 pluviôse An II (15 février 1794) indique que "le pavillon, et le drapeau National, sera formé des trois couleurs Nationales disposées en trois bandes égales de manière à ce que le bleu soit attaché à la garde du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant".
La Restauration de 1815 rétablira le drapeau blanc, le symbole de la monarchie.Lors de la révolution de 1848, le drapeau tricolore est adopté par le gouvernement provisoire.Cependant le drapeau rouge flotte au dessus des barricades, il est le symbole de la révolution sociale.
Sous la IIIème République, un consensus s'établit progressivement autour des trois couleurs.A partir de 1880, la remise des drapeaux aux armées lors de la première fête Nationale, le 14 juillet, fixe la tradition du drapeau dans les moments des fêtes Républicaines.Peu à peu il fait l'unanimité dans la représentation officielle de la France, les royalistes acceptent cet emblème pendant la première guerre mondiale.
La constituons de 1946 et de 1958 dans son article 2 indique que l'emblème National est le drapeau tricolore bleu, blanc, rouge.Le drapeau est visible sur les bâtiments publics, commune, préfecture, ect...Il est bien sûr présent dans les enceintes militaires.Il représente dans les manifestations officielles le symbole de l'état et de la nation, c'est un des signes distinctif de la République.
La Marseillaise : histoire de l'hymne national français
La Marseillaise, qui était à l'origine un chant de guerre révolutionnaire et un hymne à la liberté, est devenue l'hymne national de la République française en 1795. Cet hymne, dont les couplets ont été plusieurs fois modifiés au cours de son histoire, accompagne aujourd'hui la plupart des manifestations officielles et des événements sportifs.
La Marseillaise a été écrite par Rouget de Lisle à Strasbourg dans la nuit du 25 au 26 avril 1792, à la suite de la déclaration de guerre du roi à l'empereur d'Autriche.
Elle était à l’origine baptisée "Chant de guerre pour l'armée du Rhin".
C’est le Baron de Dietrich alors maire de Strasbourg qui a demandé à Rouget de Lisle, officier français en poste dans la ville, d'écrire un chant de guerre.
Le célèbre chant aurait été écrit chez Rouget de Lisle, rue de la Mésange.
Un tableau exposé au musée des Beaux arts de Strasbourg représente l’auteur présentant ce chant au Baron de Dietrich.
Le futur hymne français a été chanté publiquement pour la première fois sur la Place Broglie, devant l'Hôtel de ville de Strasbourg.
Le 14 juillet 1915, les cendres de son auteur Rouget de Lisle ont été transférées aux Invalides.
Ce chant a été rebaptisé La Marseillaise car il a été repris par les soldats républicains de Marseille lors de l'insurrection des Tuileries en août 1792.
Ce bataillon, parti de la rue du Tapis-Vert à Marseille, gagna Paris à pieds en chantant cet hymne, dont on pense souvent à tort qu’il a été écrit à Marseille.
Ce chant rencontre alors un tel succès qu'il est déclaré chant national le 14 juillet 1795. Interdite sous l'Empire et la Restauration, la Marseillaise a été remise à l'honneur lors de la Révolution de 1830.
Elle redevient l’hymne national français sous la IIIème République, en 1879 et une première "version officielle" est adoptée par le ministère de la guerre en 1887.
Son statut d'hymne national a été confirmé dans les constitutions de 1946 et de 1958 (article 2).
Un temps délaissé, ce chant revient actuellement en force en tant que symbole républicain, au même titre que le drapeau national.
Dès l’origine, la Marseillaise a été mise en musique sous diverses formes, avec ou sans chant.
La version jouée aujourd'hui lors des cérémonies officielles est une adaptation de la version de 1887.
Cet arrangement officiel de l'hymne national a été réalisé par Pierre Dupont, chef de la musique de la garde républicaine, à la demande du Président Valéry Giscard d'Estaing.
Par ailleurs, le célèbre chant a été adapté par des musiciens de variété ou de jazz et a eu de nombreux interprètes.
Elle a même été reprise par les Beatles dans l’introduction de leur titre All You Need Is love.
http://www.gralon.net/articles/economie-et-finance/politi...
LA MARSEILLAISE
1
Allons enfants de la Patrie
Le jour de gloire est arrivé
Contre nous de la tyrannie
L'étendard sanglant est levé (bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats
Ils viennent jusque dans vos bras
Egorger vos fils et vos compagnes.
Refrain
Aux armes, citoyens
Formez vos bataillons
Marchons ! Marchons !
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons
2
Que veut cette horde d'esclaves
De traîtres, de rois conjurés
Pour qui ces ignobles entraves
Ces fers dès longtemps préparés (bis)
Français, pour nous, ah ! quel outrage
Quels transports il doit exciter
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage
( Refrain)
3
Quoi ! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers (bis)
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées
( Refrain)
4
Tremblez, tyrans et vous perfides
L'opprobre de tous les partis
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix (bis)
Tout est soldat pour vous combattre
S'ils tombent, nos jeunes héros
La terre en produit de nouveaux
Contre vous tout prêts à se battre
( Refrain)
5
Français, en guerriers magnanimes
Portez ou retenez vos coups
Epargnez ces tristes victimes
A regret s'armant contre nous (bis)
Mais ces despotes sanguinaires
Mais ces complices de Bouillé
Tous ces tigres qui, sans pitié
Déchirent le sein de leur mère
( Refrain)
6
Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie
Combats avec tes défenseurs (bis)
Sous nos drapeaux que la victoire
Accoure à tes mâles accents
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire
( Refrain)
7
Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n'y seront plus
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre
(Refrain)